Elle est toute petite de taille pour une galga de un an (50cms) . Elle est un peu timide mais pas paniquée et elle est négative aux maladies méditerranéennes. Par contre elle est très maigre
50 euros ... c'est ce que demandera la perrera pour la sortir de ce lieu maudit
Elle s'appelle Campanilla - Niya pour les intimes
Elle est en accueil sous la protection de PRO-GALGO

PUBLIE LE 22/01/2010
On taiera le nom de cette perrera pour ne pas gêner les actions des espagnols à ce sujet
Cette petite bodeguera et cette galga sont sorties d'une perrera où aucun chien ne survit au delà d'une semaine non pas parce qu'il est euthanasié, car point n'est besoin de l' euthanasier .... les conditions de vie dans cette perrera sont tellement affreuses qu'aucun chien ne survivra plus d'une semaine. Un bon moyen là encore pour faire de l'argent ... on concentre les chiens, on ne les nourrit pas, on les laisse se bouffer entre eux, mourir d'inanition .... on encaisse l'argent versé par la municipalité et le chien mourant de lui même au bout de quelques jours, c'est autant de bénéfice qui entre dans l'escarcelle.
Comment sont sortis ces chiens de la perrera et comment la vérité a éclaté? Une vétérinaire qui vit dans la région, qui est habituée à voir la souffrance des chiens d'Espagne et qui s'est rendue à la perrera juste pour voir si elle ne pouvait pas identifier dans ces murs un chien déclaré perdu.
La vétérinaire en entrant dans la perrera recevra un choc. En parcourant les chenils, elle ne verra qu'une misère sans précédent ... une horde de chiens faméliques et pour décrire ça elle ne trouvera pas d'autres comparaison plus proche que l'image des camps de concentration de juifs durant l'holocauste
Elle ne tarde pas à comprendre en longeant les chenils que finalement ceux qui sont les moins maigres sont ceux entrés en dernier dans la perrera, les autres ne sont que l'ombre d'eux-mêmes recouvert de morsures, laissés sans soins, les plus forts s'attaquant aux plus faibles, un combat sans merci pour la survie. Certains sont figés dans les angles, totalement tétanisés par la peur, apathiques.
La vétérinaire verra arriver un travailleur de la perrera et là elle comprendra tout en le voyant longer les allées des chenils et jeter dans chaque chenil par dessus la grille deux poignées d'aliments secs .... deux poignées pour 7 chiens par chenil! La horde sauvage se précipite sur ces deux misérables poignées de nourritue, une lueur d'espoir pour les plus forts qui vont se battre sous le regard terrorisés des plus faibles figés dans les angles.
C'est là que dans un chenil, la vétérinaire apercevra cette petite galga toute tremblante dans son coin et qui aura le courage de sortir de cet abri pour venir vers elle, la vétérinaire, et lui crier tout son désespoir, des cris déchirants de douleur.
Comment peut-on travailler tous les jours dans un tel endroit, réitérer chaque jour autant de maltraitance, n'avoir aucune émotion, arriver à garder cette froideur et cette distance devant tant de détresse animale? Tout simplement, une machine à fabriquer des morts ne permet aucune empathie, aucune projection dans ses victimes
La vétérinaire prendra sous son aile la bodeguera et la petite galga mais pour celà il faudra
qu'elle paie et qu'elle paie très cher pour ne sortir rien d'autre que des moribonds à deux doigts de mourir de faim
La vétérinaire pose la question .... comment se fait-il que des animaux sortent de cette perrera y compris des galgos pour être adoptés sans que personne de ceux qui entrent là n'aient dénoncé de tels faits? On ne peut pas tolérer que pour en sauver trois il puisse y en avoir des centaines qui meurent de cette manière. Tolérer ça c'est vendre son âme au diable, c'est pactiser avec lui et on se retrouve à nouveau devant la même situation que la perrera de Olivenza où l'on voit que par leur attitude ce sont les animalistes eux-mêmes qui entretiennent la machine à tuer juste en s'imaginant que le compromis en sauvera quelques uns. La vétérinaire continue de s'interroger .... comment peut-on venir tous les jours dans un tel lieu et ne pas vouloir voir et dénoncer la cause profonde de toute cette misère.
Porque no hacen nada - Pourquoi ne font-elles rien?
Qu'elles se souviennent de cette mère juive qui arrivée au camp voit les SS la séparer de ses enfants. Devant son désespoir un SS s'approchera d'elle et lui dira en lui montrant ses trois enfants "choisis en un" .... elle les laissera tous partir
Dans le laps de temps qui se passe entre l'entrée du chien dans la perrera et son euthanasie éventuelle, ce dernier reste un être vivant qui a des droits et si ce ne sont pas les défenseurs des animaux qui dénoncent les abus .... qui le fera? Pourquoi ne le font-ils pas?
Affaire à suivre ....