L’Espagne est en plein débat parlementaire concernant l’ILP lancée par les taurins et qui, si elle passait, annulerait l’ILP qui a abouti à l’interdiction des corridas à Barcelone.
Certaines phrases font électrochoc quand elles sont sorties du contexte général d’un discours comme celui prononcé par Toni Canto , acteur, homme politique et député. Ce dernier considère que la question essentielle est de savoir si les animaux ont, oui ou non, des droits ce qui soulève un problème éthique directement lié à nos obligations morales envers eux. Le problème c’est que toute obligation morale suppose un contrat entre les parties, ors il ne peut être signé de contrat avec un animal, la seule chose est de bien le traiter sachant que la maltraitance animale ne viole aucune obligation morale nous concernant mais dégrade peu à peu notre propre humanité. Il condamne l’hypocrisie qui règne autour de la maltraitance subie par les taureaux sachant que tant de maltraitance règne dans les abattoirs et y compris parlant des animaux de compagnie et domestiques. Tout le ramène à cette question fondamentale pour lui, de savoir si les animaux peuvent prétendre comme les humains à ces deux droits fondamentaux à savoir le droit à la vie et à la liberté.
C’est vrai qu’il faut faire attention à ces phrases tirées du contexte général d’un discours et qui peuvent porter à confusion, je vous laisse donc seuls juges ..... c’est regrettable que l’on ait isolé une phrase choc, même pas prononcé, en faisant abstraction du reste du discours.
Ceci dit cela n’enlève rien au fait que Toni Canto soit favorable à l’ILP taurine et semble considérer qu’il y ait une éthique concernant les droits des hommes et une autre concernant les animaux : une éthique à tirettes en quelque sorte
Ci-dessous, cette fois, l’intervention de Chesus Yuste, contre l’ILP pro-taurine:
Après avoir énuméré toutes les difficultés auxquelles doivent faire face les espagnols après les décisions drastiques du gouvernement, Chesus Yuste conclue “ aujourd’hui on réclame une injection d’argent public pour tuer des taureaux”.
Le parti populaire a décidé ainsi de sauver la tauromachie mais pas les personnes expulsées. Pour lui le seul but de la tauromachie c’est de s’approprier l’argent public