Rien ne doit filtrer de la répression en Espagne
La presse est nombreuse à traiter du nouveau code pénal de l’Espagne qui finira par n’avoir de démocratique que le nom.
Voici en cliquant sur le lien ci-dessous le genre de vidéo que le Directeur Général de la Police ne veut plus voir circuler sur le net témoignant de ses agissements envers les manifestants.
A voir la seconde avec cet homme se faisant tabasser et qui crie “ merde mais je suis des vôtres ....” .... un flic en civil infiltré parmi les manifestants.
Toute la presse traitant de ce sujet :
PUBLIE LE 18/10/2012
le Parti Populaire espagnol persiste et signe avec une modification du Code Pénal qui va permettre de pouvoir considérer et traiter les Indignados comme des criminels. Jusque là manifester pacifiquement, occuper les trottoirs de certaines banques, s’enchaîner pour éviter l’expulsion, diffser des dates de manifestations et diffuser leurs vidéos sur les réseaux sociaaux, tous ces faits jusqu’alors n’étaient pas considéré comme un délit. Dorénavant il en sera autrement et, comme dit dans l’article datant du 11/10 ci-dessous, seront passibles de lourdes peines de prison.
Selon le porte parole des JPD (Jueces para la democracia) la combinaison des décisions drastiques pour ce qui est avantages sociaux et l’approbation de l’endurcissement du code pénal permet de dire que l’Espagne passe d’un “Etat social à un Etat pénal”.
Comme le dit ce même porte parole, on est là devant une situation qui “criminalise la protestation populaire” avec des procédés qui ne devraient pas être inclus dans le Code Pénal.
Espérons que ce Code Pénal qui est maintenant un des plus durs en Europe ne serve pas de modèles dans les autres pays de l’UE.
PUBLIE LE 11/10/2012
Voilà quelque chose que bientôt nous ne pourrons plus avancer sans prendre un risque d’emprisonnement.
C’est grave, très grave. Le gouvernement espagnol approuverait cette semaine un nouveau projet de loi qui prévoirait une peine de prison à tous ceux qui diffuseraient sur le net et donc les réseaux sociaux des messages incitant à des rassemblements ou des actes de violence pouvant perturber l’ordre public. Et cela concerne également les manifestations style “sitting” dans la rue.
Les peines de prison iront de 6 mois à un an.
Avec ce nouveau code pénal c’est le muselage de tout citoyen sur le net et les réseaux sociaux et notamment quand il s’agira de diffuser des vidéos de manifestations qui seront considérées comme une incitation à la violence.
Une mesure qui, bien sûr, suppose que le corps de police puisse s’insérer dans les réseaux sociaux pour surveiller les messages de certains groupes susceptibles d’être concernés par cette loi mais cela vaudra également pour ceux qui appartiennent à ce groupe, leurs commentaires étant eux aussi mis sous surveillance.
Qu’on se le dise, sous peu la liberté d’expression ne sera qu’un vague souvenir de la démocratie. Les espagnols qui combattent pour les droits des animaux sont également concernés par ces mesures de muselage.