Paroles en français
"Chien errant"
Il était chien errant dans son propre droit,
sa philosophie de la liberté
était de gagner la sienne sans contraindre qui que ce soit
[....]
Bien qu'il appartienne à tous, jamais il ne trouva son maître
celui qui aurait conditionné sa raison d'être,
libre comme le vent était notre chien,
le nôtre et celui de la rue qui l'avait vu naître.
C'était un chien errant avec le soleil comme quête,
fier de son destin et de son image,
sans horaires fixes pour faire une sieste
ni rendre des compte au jour qui se lève.
C'était notre chien, et il était la tendresse
qui nous manque chaque jour davantage,
il était une métaphore de l'aventure
celle que l'on ne trouve pas dans le dictionnaire.
C'était notre chien car tout ce que nous aimons
nous le considérons comme nôtre propriété,
il appartenait aux enfants et au vieux Pablo
qu'il sauvait de sa solitude.
C'était un chien errant et il était celui
qui avait sa porte ouverte en n'importe quel endroit,
il était dans notre quartier comme dans notre paysage,
le serein, le prêtre et bien plus encore.
Il était le chien errant des belles choses
et les emporta le jour où il nous quitta,
le jour où il but d'une trait toutes les étoiles,
et s'endormit pour ne plus se réveiller.
Il nous laissa l'espace comme testament,
plein de nostalgie, plein d'émotion,
son souvenir erre au milieu des sentiments
pour pouvoir les déverser dans cette chanson
Alberto Cortéz