Poésie

Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 23:07
Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : Défense Des Animaux
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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /2008 15:13
Vous avez aimé la vidéo Un kaso de tanto une vidéo créée et mise en ligne par Tommydestroyer, un stripteaseur mais surtout un grand amoureux des animaux, de tous les animaux. Je vous présente Tommidestroyer, il vous parle dans cette vidéo de la souffrance que peuvent ressentir tous les gens qui aiment les animaux, tous ces animaux qui subissent tant de discrimination. Il vous montre entre autre le genre de déchet plastique que tout le monde peut jeter n'importe où et qui peut être dangereux pour les animaux qui s'étranglent avec alors qu'il suffit avant de les jeter de quelques coups de ciseaux

Je ne vais pas vous traduire l'intégralité de la vidéo mais juste cette phrase de Tommydestroyer:
Me gusta espresarme y que los demas sepan lo que pienso me gusta la justicia y amo a los animales creo que deberiamos aprender de ellos ya que estaban mucho antes aqui que nosotros
J'aime à m'exprimer et que les autres sachent ce que je pense, j'ai le sens de la justice et j'aime les animaux, je pense que nous devrions apprendre d'eux si l'on considère qu'ils étaient de cette terre bien avant nous
 
Dérangeant Tommydestroyer?.... peut-être pour certains d'entre vous .... pas pour moi car comme le dit le rappeur dans Un  kaso de tanto c'est dans les trous de gens bien sous tous rapports que les Galgos crèvent
 
Tommydestroyer a mis en ligne sur youtube d'autres vidéos pour les animaux comme celle-ci ci-dessous sur un texte espagnol de Alberto Cortez  mis en chanson, une vidéo qu'il a mis en ligne à la suite de l'affaire Juan Lado cet homme qui a tué son berger allemand à coup de bâton, une image qui semble le hanter et qu'il a intégré déjà dans sa vidéo Un kaso de tanto



Paroles en français

"Chien errant"
Il était chien errant dans son propre droit,
sa philosophie de la liberté
était de gagner la sienne sans contraindre qui que ce soit
[....]
Bien qu'il appartienne à tous, jamais il ne trouva son maître
celui qui aurait conditionné sa raison d'être,
libre comme le vent était notre chien,
le nôtre et celui de la rue qui l'avait vu naître.
C'était un chien errant avec le soleil comme quête,
fier de son destin et de son image,
sans horaires fixes pour faire une sieste
ni rendre des compte au jour qui se lève.
C'était notre chien, et il était la tendresse
qui nous manque chaque jour davantage,
il était une métaphore de l'aventure
celle que l'on ne trouve pas dans le dictionnaire.
C'était notre chien car tout ce que nous aimons
nous le considérons comme nôtre propriété,
il appartenait aux enfants et au vieux Pablo
qu'il sauvait de sa solitude.
C'était un chien errant et il était celui
qui avait sa porte ouverte en n'importe quel endroit,
il était dans notre quartier comme dans notre paysage,
le serein, le prêtre et bien plus encore.
Il était le chien errant des belles choses
et les emporta le jour où il nous quitta,
le jour où il but d'une trait toutes les étoiles,
et s'endormit pour ne plus se réveiller.
Il nous laissa l'espace comme testament,
plein de nostalgie, plein d'émotion,
son souvenir erre au milieu des sentiments
pour pouvoir les déverser dans cette chanson
 
Alberto Cortéz


Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : Défense Des Animaux
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Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /2008 21:58
A la suite de Maria Daines, Caroline Lavelle, Nacho Marco et bien d'autres encore, c'est cette fois l'artiste Lisa Ballard   qui a décidé de soutenir le combat des Galgos au côté de Mo Swatek de  PRO-GALGO 
 
Sa peinture est superbe, très poétique, quant à ses poèmes dédiés aux animaux  ce sont de vrais petits écrins
Cette artiste originaire d'Alaska mérite que l'on mette son site dans les favoris pour sa peinture, pour sa poésie, pour son art mis en partie au service du respect des animaux



"Tree of Shame"
 
little tree of suffering, growing in shame
with weak & crooked hands
I hope this branch will hold, please, hold me
I pray to feel sun on my transparent body
 
those alive before me
unloved shapes lie beneath fallen leaves
buried little souls
fill the earth with our broken bones
 
I am frightened but no one comes
so I hide, in a fruitless tree
with my face to the sky
and wait for the wind to dry my eyes…………

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤
 
"Arbre de la honte"
 
petit arbre de souffrance qui pousse dans la honte
avec ses branches frêles et cassées
j'espère que cette branche me portera, s'il te plaît, porte-moi
je prie pour sentir le soleil sur mon corps transparent
 
ceux qui ont vécu avant moi
formes sans amour tombés comme feuilles mortes
petites âmes brûlées
qui alimentez la terre de vos os brisés
 
je suis effrayé car personne ne vient
alors je me cache, dans un arbre sans fruit
la face tournée vers le ciel
et j'attends que le vent vienne sécher mes yeux ..........
 
Publié avec l'aimable autorisation de Lisa Ballard
Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : GALGOS
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /2008 19:03
Poème écrit par une de nos activistes qui a décidé de faire un courrier un peu particulier pour Mr l'Ambassadeur d'Espagne
 
Valence
 
J'aimerais bien visiter Valence
Et ses plages au sable doré
Cité des Arts et de la Science
Belle promesse pour cet été.
 
Pays si bleu, pays si beau
Si je visite un jour Valence
Je pense à toi, tout petit veau
Frappé à mort à coups de lance.
 
Sache que tes cris de douleur
Poussés par toi ou l'un des tiens
Me font saigner plus fort le coeur
Pardonne-moi d'être un humain.
 
Ta mère ne t'avait pas appris
A éviter les coups de lance
Mais seulement à boire à son pis
Pour vivre au soleil de Valence.
 
Si nos voix n'empêchent les lances
De briser vos vies sans retour
Que nos prières, beaux petits anges
Vous conduisent au ciel pour toujours.
 
Les cris, la haine et puis la mort
Ici sur terre c'est la démence
Dieu ! quel pitoyable décor !
Non, je n'irai pas à Valence.
 
N'OUBLIEZ PAS DE SIGNER LA PETITION  CONTRE LES BECERRADAS D'ALGEMESI 
Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : amis animaux et anticorrida
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /2008 18:57
 
J'ai vu se glisser entre les ombres de la nuit,

sa silhouette émaciée si proche de celle d'un spectre

qui sans destin aucun errait, perdue et solitaire,

cherchant à satisfaire sa faim entre les abats

et apaiser sa soif dans une flaque d'eau noircie,

pour ensuite, affamé, assoiffé et frigorifié

faire d'un quelconque misérable recoin sa couche .

Je sais sa crainte de l'être humain atroce, 

puisque c'est lui qui l'avait blessé dans  sa chair et avait amaigri son corps.

Sa seule amie était la solitude, perpétuelle compagne,

son seul péché, être plus faible que son maître.

Dans ses yeux languissants je pense avoir vu vu des larmes,

et il y avait en eux la tristesse de celui qui effrayé 

n'arrive pas à comprendre pourquoi en causant de la douleur,

et pourquoi de cette absurde et cruelle violence

l'homme a-t-il besoin pour se sentir maître et seigneur

de tant d'êtres sans défense dans leur innocence. 

Il ne cherchait pas la compassion,

cela faisait longtemps qu'il ne croyait plus en elle, 

dès lors que c'est avec des coups qu'il a été payé de sa loyauté,

avec mépris son amour et sa fidélité,

il a croisé la haine et la colère, a voulu se défendre plus… 

mais maintenant on ne trouve plus de  force entre sa peau et ses os.

Il a fui, 

pour devenir une créature persécutée et harcelée

parce que son crime était grave: ne pas porter un collier à son cou;

une bête aussi dangereuse ne pourra jamais jouir de la liberté

car l'homme, sans bâtons ou des chaînes pour attacher,

ressentira lui aussi la peur.

Des jours d'errance,

une angoissante recherche d'abri et de moyens de subsistance, 

ses nuits, l'histoire tragique de celui qui, pour survivre, 

frôlera la mort,

et sentira si proche sa caresse glacée

qui a élevé jusqu'au au ciel son hurlement, gémissement plaintif,

et seule la lune fut témoin de son agonie et de ses plaintes,

elle seule verra pleurer ce chien.

... Il sera retiré avec dégoût de l'asphalte,

l'homme aura du dégoût pour ce corps que lui même a écrasé.

Repose maintenant entre les ordures,

dans cette tombe qui est la tienne, oublié de tous, 

ici reposent les restes de ce pauvre malheureux.

Nous avons tous vu ce triste spectacle, 

celui où le sang baignera son corps défait,

ce même sang que si souvent sa langue a léché.

Ce que personne ne verra  dans ce cadavre déchiqueté

ce seront les auttres blessures, également ouvertes,

celles de son cœur.
Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : sauvons les animaux
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Jeudi 29 mai 2008 4 29 /05 /2008 22:46
Les espagnols quand ils perdent un animal auquel ils tenaient beaucoup et ont beaucoup aimé disent qu'il a traversé le Pont de l'Arc en Ciel  >>> ha cruzado el Puente del Arco Iris
Jolie expression pour dire que ce dernier est mort
Mais qu'est ce que c'est que ce Pont de l'Arc en Ciel et que signifie-t-il parlant des animaux?
 
LE PONT DE L'ARC EN CIEL
(pour les animaux qui n'ont jamais rencontré personne)
 
Il y a un pont qui connecte le Ciel à la Terre. Il s'appelle le Pont de l'Arc en Ciel car il est très coloré. Juste de ce côté du Pont, il y a des prés, des collines et des vallées vertes. Quand un animal aimé meurt, c'est là qu'il va. Il y a toujours de quoi s'alimenter, de l'eau et la tiédeur d'un printemps. Les animaux vieux et fragiles se régénèrent là. Ceux qui étaient affaiblis retrouvent leurs forces et toute la journée ils jouent les uns avec les autres.
Mais tous les animaux ne sont pas forcément de ce côté du pont car ils sont différents. Ces animaux là ont été maltraités, frappés, torturés, affamés et jamais ne furent aimés. Ceux-là, regardent avec tristesse tous leurs amis un par un partir pour traverser ce pont avec leur humain à eux. Pour ces animaux là, il n'y a personne, il n'y a aucun humain spécial. Leur passage sur terre ne leur a pas offert cette opportunité.
Mais un jour alors qu'ils sont en train de courir et jouer, ils se rendent compte que quelqu'un attend debout juste sur le Pont. Cette personne regarde avec une certaine tristesse ce groupe d'amis car durant toute sa vie, cette personne n'a jamais trouvé l'animal qui lui tienne compagnie. Cette personne a été maltraitée, frappée, torturée, affamée et jamais ne fut aimée.
Et là cette personne attend, seule et un des animaux qui jamais ne fut aimé s'approche d'elle, curieux de savoir pourquoi cette personne est si seule. Et dans le même temps où l'animal jamais aimé s'approche de la personne jamais aimée se produit un miracle, car pour eux, le destin fera que pour finir ils seront unis, elle la personne spéciale et un animal désiré, eux  qui jamais n'avaient eu l'opportunité de se connaître durant leur existence sur Terre. Maintenant, enfin, à l'entrée du Pont de l'Arc en Ciel, leurs âmes se rencontrent, effaçant toute la douleur et la tristesse, et les deux amis sont ainsi unis.
Et ensemble ils traverseront le Pont de l'Arc en Ciel pour ne plus jamais se séparer
 
***************

EL PUENTE DEL ARCO IRIS
 (para animales que nunca tuvieron a nadie)

 
Hay un puente que conecta el Cielo con la Tierra. Se llama el Puente del Arco Iris, porque tiene muchos colores. Justo en este lado del Puente, hay prados, colinas y valles verdes. Cuando muere un animal querido, se va allí. Siempre hay comida y agua y tiempo cálido de primavera. Los animales viejos  y frágiles aquí se rejuvenecen. Los que han sido lesionados son fuertes de nuevo. Todo el día juegan unos con otros.
Pero algunos de los animales que están aquí, a este lado del Puente, son diferentes. Estos animales fueron maltratados, pegados, torturados, se morían de hambre, nunca fueron queridos. Ellos, miran con algo de tristeza, mientras se vayan sus amigos, uno por uno, para cruzar ese puente con su humano especial. Para estos animales, no hay nadie, no hay ningún humano especial. Su tiempo en la tierra no les dio esa oportunidad.
Pero un día, mientras están corriendo y jugando, se dan cuenta de que hay alguien esperando, de pie, en el camino al Puente. Esa persona mira con algo tristeza las reuniones entre amigos, porque durante su vida, esa persona nunca tuvo un animal para hacerle compañía. Esa persona fue maltratada, pegada, torturada, se moría de hambre, nunca fue querida.
Allí espera esta persona, sola, y uno de los animales que nunca fueron queridos se le acerca, curioso por saber por qué esta persona está sola. Y mientras se acercan el animal no querido y la persona no querida, surge un milagro, porque para ellos, el destino quiso que al final estuvieran juntos, una persona especial y un animal querido que nunca tuvieron la oportunidad de conocerse durante su estancia en la Tierra. Ahora, por fin, a la entrada del Puente del Arco Iris, sus almas se encuentran, borrando todo el dolor y la tristeza, y los dos amigos ya están juntos.
Y juntos cruzan el Puente del Arco Iris juntos, para no volver a separarse nunca más.
 
Trouvé sur le site El Club De Kat un site dédié aux animaux handicapés et malades chroniques (et leurs amis .....)



Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : Défense Des Animaux
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /2008 22:46
Poésie dédiée à TOUS les Galgos martyrs d’Espagne


                                                                                        
 













La bête
 
La bête qui crie, c’est l’homme et l’autre qui fuit
C’est l’animal en sang qui gémit dans la nuit ;
Lui, qui a compris quel fut le prix de sa vie,
D’une muette plainte, ennoblit l’homme qui survit.
Sous de noires éclipses, quand montent des rumeurs,
C’est le gouffre humain qu’il entend et qui se meure.
L’homme, dans son ignorance, cette tare immense !
Vomit le poids de son orgueil dans le silence ; 
Et quand de ses lèvres avides il boit au calice,
Il savoure à la fois sa gloire et son supplice.
Dans ses jours, rien ne semble combler son ennui,
Dans sa vie, non, rien ne semble éclairer ses nuits ;
Son univers se perd comme l’écume dans les flots
Et la terre qui veille ou rêve entend les sanglots,
Les longs sanglots de l’animal qui vibre et qui scellent
La vie et la mort qui, dans les Cieux, étincellent.
L’homme tient en son cœur la haine qui ravage,
L’emportant, au plus noir de l’ultime voyage ;
L’animal qui aura vu son si triste abîme,
Renaîtra de ses cendres et de forces sublimes.
Car toujours plus avides de soif, de désirs,
Convoitant sa proie, chassant, jusqu’à la saisir.
L’animal craignant l’homme et sa fin inexorable,
L’aura vu aussi malheureux, laid, misérable.
Saoulé des longs échos de ses clameurs infinies,
Quand le monde mourra, quand tout sera fini,
L’animal vainqueur de ses chaînes qui l’entravent,
Les hommes pleureront comme un troupeau d’esclaves.
Cadavre suspendu au-dessus de leur tête,
Dans l’animal mort il n’y a ni joie, ni fête,
De ce que l’homme aura fait de sa vie rendue blême,
Devant Dieu,  il saura ce que vaut le blasphème.
Son parcours qui aura été cruel et lâche,
Sa férocité plus tranchante qu’une hache,
Lui qui aura souillé l’animal dans son flanc,
Il verra l’animal ceint d’un suaire blanc.
 
Nina Ceccarelli
 
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Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : GALGOS
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 19:51

L’animal
 
Quelque part, dans l’enfer d’un monde effroyable,
Quand chants et rires semblent choses incroyables,
Il est des hommes qui lapident l’innocent :
Le pur qui verse son sang pour ces inconscients ;
Pour l’avoir cent fois fêté, mais mille fois vendu,
L’homme pue le trophée de la bête pendue.









Le ciel nu qui s’étend sur l’animal qui sombre
Voile l’homme et le soleil lui paraît une ombre,
Car c’est sa vie qu’il tue quand il tue l’animal,
Dans ses noces de mort souffle un vent infernal.
Sait-on qui juge l’homme quand gît l’animal ?
Sait-on ce qu’il sera dans sa tombe hivernale ?
Pour l’animal qui naît le malheur c’est la vie,
Pour l’homme qui ne prend garde, il n’est que survie.

L’homme frappe, supplicie, oui, il est démence,
Sous la voûte effarée sa plaie est immense,
Dieu qui le voit, quand passe la brave hirondelle,
Pour l’animal qu’il éventre l’homme est criminel.
La nuit qui accroît les secrets gémissements,
Quand des têtes de chiens oscillent tristement,
Non, nul astre ne luit dans l’immensité nue,
Seul un rai de lune qui s’étire sous la nue.
L'animal qui, par l'homme gît, dans un long soupir,
Sait que ce démon châtie là où il respire ;
Il aura vu les houles de son ciel immonde,
Et l’homme s’en ira avec la peur du monde ;
L’animal qui sait la douleur qu’on lui inflige
A dans ses yeux le mal de l’homme qui afflige,
Il fait de sa petite vie de grands bonheurs,
L’homme ne sait pourquoi il vit, pourquoi il meurt.
L’animal souffre sans bruit et ne bouge pas,
Il a l'épouvante en lui, mais il ne sait pas,
Sous les jurons et les coups de fouet qui l’assomment,
Ce qui lui vaut l’affront et ce que cherche l’homme.
Que faire ? Démuni, il ne sait où aller !
Que dire ? La voix muette ne sait parler !
Il sait que l’homme qui le regarde est hideux,
Tremblant, pourtant, du courage il en a pour deux !
Et lui qui voit frémir l’ombre de son bourreau,
Quand l’homme n’a pour liberté que des barreaux,
L’animal inquiet qui à son tour le contemple,
Hagard, l’homme sans gloire n’a ni dieu ni Temple.
 
Nina Ceccarelli
 
Texte protégé par Copyright depot.com
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Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : sauvons les animaux
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /2008 18:41
Un extrait vidéo youtube du spectacle donné au théâtre  Raval, Gandia (Valencia) : l'oeuvre antitaurine de Angel Padilla "La Guadana Entre Las Flores" "La Dame Faucheuse Entre Les Fleurs" , une pièce qui était accompagnée en acoustique du groupe Lyvon pour le morceau Caballo de Picasso
On rappelle que le poète des animaux Angel Padilla et le groupe Lyvon soutiennent le boycot


Lidia


Tan sólo ayer                                                                    C'était à peine hier
el sol besaba al amanecer                                            le sol j'embrassais le matin
los mil nombres de la vida en mi piel.                         les milles noms de la vie dans ma peau
Tan sólo ayer.                                                                    C'était à peine hier


Tan sólo ayer                                                                     C'était à peine hier
tus manos eran flores para mí                                       tes mains étaient des fleurs pour moi
y en las flores de mi voz siempre era abril.                  et toujours de mois d'avril pour les fleurs de ma voix
Tan sólo ayer.                                                                     C'était à peine hier


Y ahora, torero, soy sangre y soy miedo.                      Et maintenant, torero, je suis sang et je suis peur
Ahora en este ruedo soy tu juego.                                  Maintenant dans cette arène je suis ton jouet
Romeo de la muerte, ven a ver a tu Julieta.                 Romeo de la mort, viens voir ta Juliette.
En la arena de tu amor soy toro herido.                        Dans l'arène de ton amour je suis toro blessé.
Has escrito con mi sangre rojos versos de traición.  Tu as écrit de mon sang des vers rouges de trahison
Poeta del dolor y del castigo.                                           Poète de la douleur et de la punition


Pintor de la tristeza, ven a ver tu nueva obra,               Peintre de la tristesse, viens voir ta dernière oeuvre,
mis ojos que enrojecen sin destino.                             mes yeux qui se consumment sans destin
Mi cuerpo de praderas, tu noche en mi interior,          Mon corps tout en prairie et ta nuit à l'intérieur
la espada de tu arte… de asesino.                                l'épée de ton art ..... assassin


Tan sólo ayer                                                                      C'était à peine hier
senderos bajo el cielo, monte azul                                des sentiers sous le ciel, montagne bleue
donde mi alma era paloma sin tu cruz.                         où mon âme était colombe sans ta croix
Tan sólo ayer.                                                                     C'était seulement hier


Y ahora, torero, soy trueno y soy locura.                         Et maintenant, torero, je suis tonnerre et suis folie.
Tu amor de banderillas y tortura.                                     Ton amour des banderilles et torture
Romeo de la muerte, ven a ver a tu Julieta.                   Romeo de la mort, viens voir ta Juliette.
En la arena de tu amor soy toro herido.                          Dans l'arène de ton amour je suis toro blessé.
Has escrito con mi sangre rojos versos de traición.   Tu as écrit de mon sang des vers rouges de trahison
Poeta del dolor y del castigo.                                            Poète de la douleur et de la punition.


Pintor de la tristeza, ven a ver tu nueva obra,                 Peintre de la tristesse, viens voir ta dernière oeuvre,
mis ojos que enrojecen sin destino.                               mes yeux qui se consumment sans destin
Mi cuerpo de praderas, tu noche en mi interior,            Mon corps tout en prairie et ta nuit à l'intérieur
la espada de tu arte… de asesino.                                  l'épée de ton art ..... assassin


Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : Défense Des Animaux
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Dimanche 24 février 2008 7 24 /02 /2008 12:40

Con una pata colgando,                        Avec une patte pendante,
despojo de una pedrada                        vestige d'une pierre jetée
pasó el perro por mi lado,                     passa le chien à mon côté,
un perro de pobre casta                        un chien de pauvre caste

Uno de esos callejeros,                         Un de ceux qu'on dit vagabond,
pobres de sangre y estampa                   pauvre de sang et sans valeur
Nacen en cualquier rincón,                   naissant dans un quelconque recoin,
de perras tristes y flacas                       de chiennes tristes et efflanquées
destinados a comer                              destinés à manger
basuras de plaza en plaza                     les ordures de place en place

Cuando pequeños, qué finos                  Tout petits, comme ils sont fins
y ágiles son en la infancia                    et agiles dans l'enfance
baloncitos de peluche,                         petite boule de poil,
tibios borlones de lana                         tièdes houppes de laine
los miman, los acurrucan,                     et de les aimer, les pelotonner,
los sacan al sol, les cantan                    les sortir au soleil, leur chanter

Cuando mayores, al tiempo                   Devenus adultes, le temps 
que ven que se fue la gracia                  venu où la grâce s'en va
los dejan a su ventura,                         ils les laissent
mendigos de casa en casa                      mendiant de maison en maison
sus hambres por los rincones                 ses faims par les recoins
y su sed sobre las charcas                     et sa soif sur les mares

Qué tristes ojos que tienen,                  Quels yeux tristes ils ont,            
que recóndita mirada                           quelle réserve dans le regard
como si en ella pusieran                       comme si en lui était inscrite
su dolor a media asta                           toute leur douleur

Y se mueren de tristeza                        Et ils meurent de tristesse
a la sombra de una tapia                      à l'ombre d'un mur
si es que un lazo no les da                    si toutefois une corde ne leur
una muerte anticipada                         donne pas une mort anticipée

Yo le llamo: psss, psss, psss.                 Moi je l'appelle: psss, psss, psss
Todo orejas asustadas                          Tout en oreilles effrayées,
todo hociquito curioso,                        tout en museau fureteur,
todo sed, hambre y nostalgia                tout en soif, faim et nostalgie
el perro escucha mi voz,                       le chien écoute ma voix,
olfatea mis palabras                             flaire mes paroles
como esperando o temiendo                  comme une espérance, un espoir
pan, caricias... o pedradas                   de pain, de caresses .... ou jet de pierre
no en vano lleva marcado                     qui en vain restera inscrit à sa patte
un mal recuerdo en su pata                   comme un mauvais souvenir

Lo vuelvo a llamar: psss, psss.                 Je l'appelle à nouveau: psss,psss
Dócil a medias avanza                            Docilement il avance un peu
moviendo el rabo con miedo                    se déplaçant peureusement
y las orejitas gachas                               et les oreilles basses

Chasco los dedos; le digo:                       Je claque des doigts; lui dit:
"Ven aquí, no te hago nada                     " Viens là, je ne te fais rien
vamos, vamos, ven aquí"                          allez, allez, viens ici"
Y adiós la desconfianza                           Et adieu l'appréhension

Que ya se tiende a mis pies,                     Car maintenant il est à mes pieds
a tiernos aullidos habla                            il parle par petits gémissements
ladra para hablar más fuerte,                    il aboie pour parler plus fort,
salta, gira; gira, salta                              il saute, virevolte; virevolte, saute
llora, ríe; ríe, llora;                                 pleure, rit; rit, pleure;
lengua, orejas, ojos, patas                        la langue, les oreilles, les yeux, les pattes
y el rabo es un incansable                          et tout son corps sont un inlassable
abanico de palabras                                  moulin à paroles

Es su alegría tan grande                           Sa joie est si grande
que más que hablarme, me canta               que plus que me parler, il chante
"¿Qué piedra te dejó cojo?                         "Quelle est cette pierre qui t'a laissé
Sí, sí, sí, malhaya"                                   boiteux? oui, oui, oui mauvais souvenir"

El perro me entiende; sabe                       Le chien me comprend; il sait
que maldigo la pedrada                            que je maudis la pierre
aquella pedrada dura                                cette pierre si dure
que le destrozó la pata                             qui lui a cassé sa patte
y él, con el rabo, me dice                         et lui, de tout son corps, me répond
que me agradece la lástima                       qu'il me remercie pour ma pitié

Pero tú no te preocupes,                           Mais toi ne t'inquiète pas
ya no ha de faltarte nada                          a ce jour tu ne manqueras de rien
Yo también soy callejero,                          Moi aussi je suis errant,
aunque de distintas plazas                         bien qu'en d'autres endroits
y a patita coja y triste                               mais d'une démarche triste et boiteuse
voy de jornada en jornada                         je vais moi aussi de journée en journée

Las piedras que me tiraron                        Les pierres que l'on m'a jetées
me dejaron coja el alma.                          c'est mon âme qu'elles ont laissée boiteuse
Entre basuras de tierra                             Au milieu des déchets de la terre c'est là
tengo mi pan y mi almohada                     que se trouve mon pain et ma couche

Vamos, pues, perrito mío,                         Dès lors, allez viens, mon petit chien,
vamos, anda que te anda                           allez, allons côte à côte
con nuestra cojera a cuestas,                    avec notre boiterie dans les collines
con nuestra tristeza en andas                    avec notre tristesse cheminant
yo por mis calles oscuras,                          moi par les chemins obscurs,
tú por tus calles calladas                           toi par tes  chemins silencieux
tú la pedrada en el cuerpo,                        toi la pierre dans le corps
yo la pedrada en el alma                           et moi la pierre dans mon âme
y cuando mueras, amigo,                           et quand tu mourras, mon ami,
yo te enterraré en mi casa                         je t'enterrerai en ma maison
bajo un letrero: "Aquí yace                         sous un épitaphe: " Ci gît
un amigo de mi infancia"                           un ami d'enfance"

Y en el cielo de los perros,                        Et dans le firmament des chiens,
pan tierno y carne mechada                       pain tendre et viande lardée 
te regalará San Roque                               Saint Roque t'offrira une                         una muleta de plata                                  béquille d'argent

Compañeros, si los hay,                            Compagnons, si vous existez,
amigos donde los haya                              Amis où que vous soyez
mi perro y yo por la vida:                          mon chien et moi pour la vie:
pan pobre, rica compaña                           pain rassis, riche compagne

Era joven y era viejo;                              Il était jeune et vieux à la fois;             
por más que yo lo cuidaba                        et malgré tous mes soins
el tiempo malo pasado                             le mauvais temps passé
lo dejó medio sin alma                             le laissa moitié sans âme

Y fueron muchas las hambres,                   Et nombreuses furent les disettes,
mucho peso en sus tres patas                    et lourd le poids sur ses trois pattes
y una mañana, en el huerto,                    jusqu'à ce matin, dans le jardin,
debajo de mi ventana                              sous ma fenêtre où
lo encontré tendido, frío,                        je le trouvai étendu, froid,
como una piedra mojada                          comme une pierre trempée
un duro musgo de pelo,                            une mousse dure de poil
con el rocío brillaba.                               qui brillait sous la rosée

Ya estaba mi pobre perro                         Maintenant mon chien était bien
muerto de las cuatro patas                       mort des quatre pattes
Hacia el cielo de los perros                      Jusqu'au Ciel des chiens
se fue, anda que te anda                         il s'en fut, marche que marche
las orejas de relente                               les oreilles rosées
y el hociquillo de escarcha.                      et le museau tout givré
Portero y dueño del cielo                         Portier et maître du ciel
San Roque en la puerta estaba:                 Saint Roque se tenait à la porte:
ortopédico de mimos,                              soigneur orthopédiste,
cirujano de palabras                                chirurgiens des mots
bien surtido de intercambios                    bien équipé de tout ce qu'il faut  
con que curar viejas taras                        afin de soigner les vieilles blessures

"Para ti... un rabo de oro;                       " Pour toi ... un rable en or;
para ti... un ojo de ámbar                       pour toi ... un oeil d'ambre
tú... tus orejas de nieve;                         toi .... tes oreilles de neige;
tú... tus colmillos de escarcha                  toi ... tes canines de givre
Y tú, (mi perro reía),                              et toi, (mon chien riait),
tú... tu muleta de plata"                          toi ... ta béquille d'argent"

Ahora ya sé por qué está                          Maintenant je sais pourquoi
la noche agujereada:                               la nuit est parsemée:
¿Estrellas... luceros...? No,                      D'étoiles ...? Non,
es mi perro cuando anda...                       c'est mon chien qui trotte ...
con la muleta va haciendo                        et qui de sa béquille parsème
agujeritos de plata.                                 des paillettes d'argent

 

Manuel Benítez Carrasco (1922-1999 )

Par LN Verdier - Publié dans : Poésie - Communauté : Défense Des Animaux
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