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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 21:53
Deux très bons articles écrits par Peralvin de el guadiana y la trailla   le second, celui qui nous occupe aujourd'hui, concernant les moyens de contrôle de la chasse avec les galgos

Première partie à lire avec le traducteur google:

Une troisième partie devrait être publiée sous peu concernant l'interdiction de la chasse avec les galgos.
Une très bonne analyse de la situation des galgos en Espagne doublé d'une autre très bonne analyse des mesures qui permettraient de sortir de cet enfer de galgos
 
La seconde partie est  consacrée à un contrôle plus strict de toutes les activités tournant autour du galgo et ce pour éviter leur maltraitance et leur mort prématurée car le point faible est bien évidemment l'absence totale d'une régulation adaptée en matière de protection animale tenant compte et de la spécificité de la pratique de la chasse avec les galgos et celle du monde des galgueros. La tragique conséquence précisément de cette pauvreté en terme de régulation sera le non respect des chasseurs pour les normes existantes et le peu d'intérêt porté par les administrations pour tout ce qui a rapport à la protection animale.
L'aspect précisément le plus lié à l'utilisation des galgos et qui provoquera avec le temps encore plus de victimes c'est précisément d'une part l'élevage intensif et non contrôlé de ces chiens et également le fait que chaque galguero détient un nombre important de galgos. Ca, c'est le premier point à développer pour ensuite proposer des moyens pour lutter contre tout type d'abandon, d'élimination des exemplaires non valides à la chasse, euthanasie injustifiée venant des vétérinaires, vol et trafic illégal de galgos, entraînement avec des véhicules motorisés et conditions de vie de ces chiens.
 
Le galgo espagnol est de loin la race de chien la plus  représentée en nombre en Espagne. Le chiffre total est inconnu puisque l'élevage n'est pas contrôlé mais on peut estimer le chiffre de 500.000 exemplaires de galgos sur le sol espagnol. Ce chiffre peut vous paraître improbable dans la mesure où un pourcentage important d'espagnols, pour des raisons géographiques ou vivant dans de grandes villes, n'ont jamais entendu parler ou vu de galgo et ce jusqu'à ce que, il y a peu, ce dernier apparaisse comme animal de compagnie dans nos villes.
Alors pourquoi y-a-t-il autant de galgos sur le territoire national? Les raisons de cette réalité sont directement liées à l'activité de chasse pratiquée dans le sud et l'intérieur de l'Espagne. La chasse aux lièvres avec les galgos est un mode de chasse non sélectif où l'animal prédateur poursuit une proie sans aucune intervention humaine. A la différence de certains autres formes de chasse où le chien est un complément à l'homme, ici le galgo est tout à la fois et le galguero uniquement un observateur de la persécution et mort du lièvre. A tout ceci il faut ajouter que dans cette activité telle qu'elle est conçue de nos jours, le plus important n'est pas dans la capacité et l'habileté du chien à capturer le lièvre en champ ouvert  mais dans le fait de déterminer lequel d'entre les deux galgos qui poursuivent un même lièvre courra en respectant les modalités règlementaires concernant la persécution et la mort du lièvre, en deux mots celui qui pratiquera l'oeuvre dans "les règles de l'art".
Le galgo devient alors, en tant qu'objet central de l'activité, un instrument qui devra concentrer en lui toute une série de caractéristiques idéales, autant physiques que de morphologie, de caractère, d'entraînement ou de comportement sur le terrain des courses. Et c'est bien cela qui aboutira au fait qu'un grand nombre de galgueros seront toujours à la recherche des meilleurs exemplaires.
D'un autre côté, il faut tenir compte de deux choses. La première est que les galguitos, sauf exception, ne seront pas testés avec des garanties à 100% et ce jusqu'à l'âge de 10-15 mois. Et d'autre part il faut considérer que le temps d'utilité de ces animaux n'excèdera pas les 3-4 ans alors qu'ils sont censés avoir une espérance de vie allant jusqu'à 10-12 ans. Ces facteurs analysés et mis en parallèle avec un marché valorisant les exemplaires ayant les meilleures caractéristiques aboutira au fait qu'une bonne partie des galgueros élèveront des portées chaque année et accumuleront un grand nombre de galgos que ce soit pour la chasse, pour les vendre ou pour les compétitions.
La réalité et l'exigence qui découle de cette pratique de chasse où le chien est fondamental fait que la recherche du meilleur spécimen aura pour conséquence le rejet d'un grand nombre d'entre eux et ce pour divers motifs: tares physiques, pas de rapidité, problèmes de comportement, âge, comportement sur les courses, lésions, maladies, non respect du règlement en course...). La conception du galgo en tant qu'instrument fait qu'une fois que ce denier aura démontré ne plus être apte pour son galguero il deviendra un poids, une charge à la fois économique mais également si l'on considère qu'il occupe une place inutile dans l'endroit occupé par les autres galgos.
L'exigence de ce cercle vicieux d'élevage, tests et rejet des chiens est la raison même de toute la problématique associée au bien-être de ces animaux et la polémique actuelle tournant autour de l'interdiction de cette pratique. Sachant que les occasions les plus souvent utilisées pour se débarrasser de ces animaux sera l'abandon, les déposer dans les perreras publiques, l'euthanasie vétérinaire d'animaux sains ou bien l'assassinat de diverses manières.
A son tour, l'élevage et la détention de nombreux spécimens en vue de rechercher les meilleurs "produits" (terme de galguero), le trafic légal et illégal entretenu par les galgueros eux-mêmes aboutira au fait que dans la plupart des cas, les conditions de vie de ces animaux et ce même quand ils n'ont pas été écartés, se limitent à un périmètre de misère, de pauvreté et d'isolement total. Des conditions inacceptables quelque soit la race de chien dans une société européenne du XXIème siècle.
Quant à ce qui est de l'élevage et la détention massive de galgos, on ne trouve pas de différence suivant les différentes couches sociales. Nous pouvons voir sur cette vidéo un exemple de galgueros non habitués au hautes sphères compétitives, de simples chasseurs.
Il s'agit là d'une journaliste se rendant chez un galguero qui détiendrait une quarantaine de galgos. Le galguero dira qu'on lui en a pris une dizaine et fera entrer la journaliste qui, semble-t-il, est choquée par l'odeur pestilencielle des locaux. A remarquer comme les galgos s'écartent immédiatement à l'entrée du galguero. Un témoin, avant que n'entre la journaliste, lui dira que les porcs morts servent à alimenter les galgos et effectivement il y aura un porc mort dans une brouette à la porte du refuge mais la journaliste posant la question de savoir si c'est pour les galgos, le galguero mentira en répondant qu'il attend l'équarisseur. Des locaux exigus, une odeur pestilencielle et des galgos entassés et enfermés par dizaines dans ces installations.
Ensuite ce sera Ramon, lui aussi d'Albacete, et lui ne sait même pas combien de galgos il a et regardez ...... dans quelles conditions il les détient!! Mais pour les bons galgos il a un bunker et là encore regardez ce que vaut à ces galgos d'être de bons galgos: entassés dans le noir, vivant dans leur merde et toujours cette odeur pestilencielle, des galgos qui pourtant ne semblent pas très en forme, la journaliste conseillant à Ramon de les porter chez le vétérinaire et d'insister que de les détenir dans ces conditions sans aucune lumière ou ventilation pour leur éviter d'être volés c'est de la maltraitance animale.

 
 
Ci-dessous, l'autre type de galguero, celui qui se dédit aux concours, aux championnats. Il s'appelle Joao Moura, il est portugais et a ses installations tout proche de la frontière espagnole

 
 
Et puisque nous avons parlé des conditions d'isolement que vivent les galgos, voici ci-dessous un exemple d'un autre bunker, celui de l'actuel Président de la Fédération Espagnole de Galgos et nous sommes en Castilla y Léon. Inutile de vous dire que dans ce cas particulier la visite des journalistes était prévue à l'avance. Intéressant, à partir de cette vidéo, d'analyser les conditions idéales de vie d'un animal, tel que l'envisage le monde des galgueros,  au milieu d'un cube de béton armé sans aucune lumière ni ventilation. Il est content notre Président de nous montrer ce qu'est le véritable amour que porte un galguero pour ses galgos! Même pas honte! Comment voulez-vous leur faire admettre qu'ils maltraitent leurs galgos quand ils sont persuadés que c'est l'amour qui les porte à dépenser tant d'argent pour .... les séquestrer!

 
 
Ci dessous les premières mesures essentielles  que propose el guadiana y la trailla pour pallier à cette hémorragie de galgos maltraités et sacrifiés chaque année sur l'autel de la honte.
 
Tout d'abord limiter le nombre de galgos que pourrait détenir chaque galguero car ainsi on réduirait considérablement le nombre de tous ceux qui, considérés comme le rebus, se retrouvent abandonnés. De plus on peut envisager que si les galgueros détiennent moins d'animaux, ceux ci seront mieux entretenus. Comment faire? Il faudrait bien sûr que ce contrôle soit effectué par un organisme officiel, un organisme public car la Fédération Espagnole de Galgos, vu la pratique de ses responsables, n'est pas l'organisme le mieux adapté pour ce contrôle. La solution idéale serait de créer une base de données à caractère national avec un suivi et un contrôle sous la responsabilité des Communautés autonomes y compris celle du Seprona (Guardia Civil).
Chaque animal enregistré ne pourrait avoir qu'un seul propriétaire et interdiction que le galguero puisse mettre un galgo sur le nom de sa femme ou de son fils.
Le propriétaire du galgo devra être une personne physique et non pas un club ou autres entités sportives.
Les normes exigées devraient être accompagnées de sanctions prévues pur ceux qui ne les respectent pas.
L'introduction d'une telle norme réduirait déjà considérablement les terribles conséquences de la chasse avec les galgos
 
Le contrôle des éleveurs:
Parrallèlement au contrôle du nombre de galgos détenus par les galgueros, on pourrait envisager un contrôle des naissances. Pour cela il faut envisager d'ajouter à la base de données répertoriant les galgos un registre officiel des éleveurs, seuls habilités à céder des portées. La connection établie entre d'une part la base de données des galgos sur le territoire et celle des des éleveurs pourrait ainsi permettre de connaître la destinée des portées mais permettrait également de mieux discerner les ventes illégales de chiots et tout le trafic mercantile les concernant.
 
L'identification des galgos:
Comment être assuré que ne soient pas éliminés certains galgos pour être remplacés? Là on arrive au point important de l'identification des galgos qui permette d'être assuré que ceux qui détiennent des galgos soient responsables de leur bien-être ou leur permettent d'avoir une sortie autre que la mort et l'abandon si toutefois ces derniers venaient à ne plus présenter les capacités recquises pour la compétition.
Pour cela il faut que l'identification soit un outil fiable à 100%
L'expérience nous montre que la simple identification par puce est insuffisante pour contrôler le nombre de galgos sur le territoire et surtout contrôler leur conditions de vie.
Les puces peuvent s'enlever par la force avant d'abandonner ou de tuer le galgo. Le tatouage pas mieux qui permet là encore de le supprimer en sectionnant l'oreille au sécateur.
La meilleure solution, et elle est totalement envisageable, serait un registre qui regroupe les codes ADN de tous les galgos en circulation, une solution permettant de pouvoir suivre le galgo depuis sa naissance jusqu'à sa mort et de responsabiliser son propriétaire dans toutes les étapes de vie de son galgo.
Une solution qui bien sûr sera totalement rejetée par le collectif galguero car elle suppose une considération éthique vis à vis des galgos et surtout de ceux qui sont considérés comme ne servant plus à rien.
 
Contre l'abandon:
L'identification du galgo reste le meilleur moyen pour dénoncer les responsables de son abandon qui doit toujours être considéré comme une forme de maltraitance. D'autre part la règlementation devrait être suffisamment claire et stricte pour que tout cas de vol ou de perte de galgo soit signalé obligatoirement ce qui éviterait la situation qui veut que lorsque l'on localise le propriétaire d'un galgo "abandonné", ce dernier déclare qu'on le lui avait volé. Pour mettre en place une règlementation facile d'usage il faut en faciliter la rapidité d'exécution par des systèmes de n° téléphoniques gratuits, dénonces en ligne ou des formulaires pré imprimés.
Partant de ce principe, le fait de "déposer" son galgo à la perrera municipale ou autre devra être considéré comme abandon et maltraitance animale dans la mesure où la seule raison de ce geste serait le fait que le galgo ne vaut rien sur le terrain. Tout acte d'abandon de galgo à la perrera devrait être obligatoirement justifié par de bonnes raisons et les récidives trop fréquentes devraient entraîner une enquête et les sanctions nécessaires.
Dans l'état actuel en Espagne, les perreras publiques acceptent tous les animaux abandonnés avec la complicité des administrations locales et régionales et dans certains secteurs comme Badajoz, les galgos sont "récupérés" par des véhicules de l'administration régionale appartenant aux municipalités et "jetés"  dans les perreras sans vérification d'identification et sans tenir compte de leur état de santé. Quant à faire admettre que l'abandon soit une maltraitance que ce soit illégal (sur la voie publique) ou légal (dans les perreras) reste une tâche qui s'avère très compliquée.
 
Elimination des exemplaires non valides:
On sait comment finissent les galgos abandonnés par les chasseurs et éliminés de diverses formes. Seul un petit pourcentage d'entre eux seront sauvés par les habitants et une partie infime de ces abandons et crimes seront dénoncés par les autorités pour en rechercher les responsables et les punir comme il se doit. Il est logique de demander un effort supplémentaire pour ce qui est des dénonces de ces cas mais également pour un éclaircissement également venant des autorités.
L'inique manière de pallier à ces pratiques sauvages reste le contrôle des galgos et leur identification qui permettrait que les galgueros ne puissent plus se justifier de l'absence de leurs animaux en prétextant un vol. Un moyen là encore qui permettrait que ceux qui se sont séparés prématurément de leurs galgos soient amenés à devoir s'en expliquer.
Pour l'instant, que l'on parle de l'identification effective et utile ou du contrôle de la population des galgos, le chemin à parcourir reste bien long. Et bien sûr, comme pour tout le reste, cette proposition ne fera pas l'unanimité dans le monde galguero si l'on considère que toutes ces mesures ne faciliteraient pas une pratique qui part du principe que renouveler ses galgos est une des clés même de l'existence du monde galguero.
 
Euthanasie injustifiée réalisée par des vétérinaires:
Une autre manière que les chasseurs ont de se débarrasser de leurs galgos est de les faire euthanasier par le vétérinaire, une pratique minoritaire si l'on considère son coût comparé à celui de pratiques plus courantes et moins onéreuses comme un coup de fusil ou les jeter dans un puit, autant de pratiques considérées comme bonnes et exemplaires dans le monde même des galgueros.
Pour de tels cas il faut envisager de faire pression sur les vétérinaires sachant que l'euthanasie d'animaux sains est contraire à l'éthique de la profession. Il faut que de telles pratiques venant de vétérinaires peu scrupuleux soit connues à tous les niveaux. On peut envisager que de tels vétérinaires soient dénoncés et  que cela entraîne à une enquête au niveau du Collège Vétérinaire pour que lesdits vétérinaires soient conscients des risques personnels et financiers qu'ils prennent.
Encore une situation qui serait évitée avec un contrôle plus strict de la population des galgos
 
Vol et trafic illégal des galgos:
La recherche permanente des galgos les plus performants couplée au non contrôle de l'élevage et de la façon dont sont entretenus ces animaux va aboutir à un marché noir très actif concernant ces animaux. Les lévriers les plus côtés pour leurs performances dans le monde galguero peuvent être vendus des sommes astronomiques et il n'est pas rare de voir des galgos dont la transaction peut atteindre 20 ou 30.000 euros. Ca c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase du catalogue des malheurs que vit cette race en Espagne. La potentialité qu'a tout galguito de pouvoir devenir un jour un champion  existe et pourtant  ils seront transformés en objets représentant une valeur au marché noir et avec lesquels on peut faire commerce. Et pas seulement les galguitos mais également les femelles et les mâles adultes pour la reproduction.
Ce mouvement d'argent et ces possibilités de commerce autour du galgo attirent tout un monde de réseau de délinquance de tous type avec pour objectif le vol de galgos et ce depuis des réseaux organisés jusqu'à des petits voleurs opportunistes dont les objectifs sont les galgos potentiellement aptes à chasser ou simplement susceptibles d'avoir un prix sur le marché noir. Et les plus représentatifs de cette cause liée au trafic de galgos se trouveront dans les secteurs marginaux des villes et villages espagnols.
Dans ce marché noir, par définition, il y aura une offre et une demande et cette demande de galgos jeunes que ce soit sur le marché des galgos volés ou celui des élevages "traditionnels" vient des propres membres du collectif de galgueros ce qui est logique puisque ce sont eux qui sont constamment à la recherche des galgos les plus performants d'année en année.
De plus, ces vols sont facilités par le fait que tous ces galgos ne vivent pas avec leur galguero comme chiens de compagnie mais vivent dans des conditions désastreuses dans des meutes, des trous, des bunkers etc .... Tous ces vols se font dans ces installations lors de l'absence du propriétaire et même si l'on a rapporté des vols avec violence à domicile, ces cas restent quand même très rares.
Ce marché noir, la marginalité et le trafic de ces animaux ne font qu'augmenter les cas de maltraitance, d'assassinat et d'abandon.
Par conséquent, ces cas de vols de galgos devraient être poursuivis et ce marché noir contrôlé lui aussi.
Là encore il peut se trouver des solutions comme par exemple celle qui consisterait, pour éviter cette surenchère autour des galgos, de supprimer définitivement toutes les compétitions à caractère officiel. De cette manière on éviterait toute publicité autour des galgos champions ou grands concurrents et par là même la surenchère des meilleurs éléments dans le marché noir.
La suppression de toute compétition officielle n'empêcherait pas le vol de galgos mais en diminuerait certainement le nombre puisqu'il n'y aurait plus de référence pour déterminer ceux qui seraient aptes à alimenter le trafic. Mais bien sûr, là encore, ces propositions faites dans l'intérêt du bien-être des galgos ne sauraient être acceptées par le monde des galgueros resté accroché précisément à cette tradition de compétitions sur tout le territoire national.
A noter qu'à ce jour il n'y a rien de prévu que ce soit dans les fédérations ou dans un quelconque organisme officiel  pour dire de sanctionner les galgueros qui se livrent au trafic illégal et au vol de galgos.
 
Entraînement avec véhicules motorisés:
L'entraînement des galgos attachés à des véhicules motorisés est toujours une pratique courante. Courant de croiser sur des routes principales des galgueros traînant 4, 5 et jusqu'à 10 galgos attachés à des véhicules avec une corde et ce sur plusieurs kilomètres qui représentent l'entraînement. Sur certains secteurs d'Espagne, cette méthode d'entraînement est interdite et se voit de moins en moins mais .... dans certains secteurs comme l'Andalousie, l'Extremadura ou Castilla de la Mancha c'est une tradition encore en cours. Les moyens pour éviter ceci pourraient être sous forme de  sanction pour raison de maltraitance animale et élargis également à toutes les autres formes d'entraînement que l'on peut voir sur des véhicules non motorisés, des bicyclettes, des  entraînements ne tenant pas compte de la température extérieure ni du nombre d'animaux tractés ni de l'installation utilisée pour attacher les galgos.
Là encore nous sommes devant des solutions qui ne seront pas du goût du monde galguero puisque ....  là encore nous parlons du bien-être des galgos.

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Conditions de vie des galgos:
Aucune avancée concernant les normes de bons soins et de bonne utilisation des galgos  ne serait complète sans un minimum de bien-être pour ces animaux pendant le temps où ils sont entre les mains des chasseurs. On devrait exiger un minimum d'espace de vie pour eux et interdiction de les tenir attachés dans les chenils ou les cages. On devrait également exiger aux galgueros d'offrir une bonne ventilation et un refuge adapté pour un bien-être animal adapté.
Tout ceci devrait inclure également en plus des bonnes conditions de détention, un abri contre les intempéries météorologiques, interdiction de système anti aboirments qui affectent la bonne qualité de vie des galgos, une bonne alimentation, des locaux salubres et de bonne conditions sanitaires
 
Conclusions sur le contrôle:
La batterie de mesures proposées sur ce texte fait partie d'une logique pour l'évolution vers un meilleur traitement des animaux dans une société européenne actuelle.
Il faut tenir compte que la chasse avec les galgos est une pratique traditionnelle dans les zones rurales d'Espagne, des zones avec un indice d'alphabétisation et de développement éducatif très bas. La tradition et le manque de culture, les dérives économiques de cette activité et la résistance au changement venant des personnes impliquées font que les évolutions logiques en matière de bien-être animal se heurtent contre le mur du collectif des chasseurs et également contre les administrations publiques locales qui ont peur d'en payer le prix fort au moment des élections.
La conséquence des mesures proposées ajoutée à la complexité et au coût de son accomplissement réduiraient la pratique de la chasse avec les galgos à une minorité et la rendraient impossible pour les bourses les plus modestes. Tout ceci, bien sûr, serait considéré comme une injustice par une grande majorité de ceux qui utilisent les galgos. Dans ce sens, les mesures d'interdiction des compétitions aideraient à ce que la chasse avec les galgos ne soit pas le privilège exclusif de quelques nantis.
A longue échéance, les seules mesures réellement efficaces seront celle qui préviendront le mal. En ce sens, l'éducation vers des valeurs de respect et de bon traitement des animaux serait plus efficaces que des centaines de régiments pour sanctionner.
Un contrôle qui réduise sensiblement la maltraitance, l'abandon et l'assassinat des galgos est une tâche compliquée englobant plusieurs champs d'action et qui, toujours, devra compter avec l'opposition du monde galguero.
Tout le contrôle pour réduire la maltraitance et la souffrance de ces animaux ainsi que la gestion de son destin au moment de sa retraite, en temps nécessaire, doit être financé par les responsables du problème c'est-à-dire, le collectif des galgueros. Ces coûts doivent être incorporés dans le règlement de la pratique de la chasse avec les galgos et doivent être intégrés comme en faisant partie.
Si de telles avancées devaient avoir lieu, nous pourrions alors sortir notre pays de la honte qui est la sienne en Europe en matière de traitement des chiens.
 

Traduit et commenté par
M-Helene Verdier
Trésorière et co-fondatrice de GEE

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Published by LN Verdier - dans GALGOS-PODENCOS
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commentaires

claire 04/03/2012 10:04


ceux-là sont considérés comme des galgos " heureux " je suppose ????


 


est-ce que je peux faire suivre avec un copier/coller ?  merci, bises

LN Verdier 04/03/2012 20:11



Oui mais toujours avec la source



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