
Activiste de Libera, journaliste et écrivain, Javier Montilla est un grand militant des droits des animaux. Il collabore notamment par ses articles dans le journal Publico, La Verdad de Murcia et
bien d'autres journaux encore
Il m'a convié par mail à lire son dernier article antitaurin dans la page de Ellibrepensador (Le Libre Penseur)
Traduction de l'article
Il y a un point sur lequel les taurins ont raison sans le savoir. Quand on répète un mensonge un bon millier de fois il se convertit
en une vérité. Et ici, en Espagne, pays de contraste il se convertit en une fête nationale. Et là les taurins tenteront de défendre la thèse de l'art et de la culture. Qu'il s'agit d'une activité
légale et institutionnalisée. Que c'est une tradition. Ils s'efforceront de lui donner le nom de Dieu en vain et s'entoureront pour cela d'imprésarios et de prêtres. Mais ce à quoi ils
n'arriveront jamais et ce malgré tous leurs efforts c'est d'effacer la seule vérité qui se cache derrière son monde obscur et sinistre à savoir qu'il s'agit avant tout de la torture d'un être
vivant, invité à être le plat principal d'une fête de laquelle il ne sortira pas vivant.
De derrière la barrière qui les sépare du sang, les aficionados et les curieux, invités à cette fête, attachés à la mort et la douleur
d'autrui, se vanteront d'alimenter un homicide animal aberrant et stérile en achetant des abonnements qui leur permettent de voir jusqu'à satiété un spectacle nauséabond. Où se torturent les uns
derrière les autres, des milliers de fois, six magnifiques animaux conditionnés depuis la naissance pour représenter côte à côte avec le cheval que l'on ne doit pas oublier pour être lui aussi
maintes fois une victime supplémentaire, le papier le plus funeste d'un fatidique scénario divisé en trois scènes. Trois actes d'un drame funeste.
Ici, quelques sinistres mercenaires montreront leur mépris pour la vie, poursuivant et chatiant un noble toro, manipulé et trahi, avec
des harpons et des piques affilées, jusqu'à ce qu'il meure, axphyxié par son propre sang, les poumons déchiquetés par l'épée du tueur, ou transpercé par un poignard avec lequel ils tenteront de
lui sectionner la moelle épinière. Ils le soumettront à toutes sortes de mortifications frauduleuses incluant en plus de l'apparat, l'administration de pharmacologie et de purgatifs qui agiront
comme hypnotisant et tranquillisants, qui déclencheront des problèmes de coordination locomotrice et troubles de la vision avant que ne commence la farce taurine. A ce moment là, et sans pardon,
il sera dépecé par les picadors qui lui enfonceront le fer de la pointe dans le cou, ouvrant un effroyable trou avec la crosse, coupant et déchiquetant les tendons, ligaments et muscles de
la nuque l'obligeant à baisser la tête et pouvoir le tuer plus facilement. Et non encore satisfait, ils continueront avec le supllice des banderilles. Trois paires de harpons d'acier coupants et
pointus qui lui sectionneront la nuque lui enlevant toute force et vitalité et ce avant d'être tué par les assassins à l'épée et au poignard. Un travail récompensé par les oreilles, la queue et
les pattes arrachées à leurs victimes, y compris avant même qu'elles soient mortes, comme trophés qui témoigneront du degré de déshumanisation de leurs lâches bourreaux.
Une honte culturelle pour le monde entier. Parce que nous sommes reconnus mondialement comme étant le pays qui a institutionnalisé la
maltraitance animale en culture. Honte pour nos enfants, à qui nous donnons une éducation dans une société aggressive et irrespectueuse avec tout ce qui nous entoure. Honte démocratique. parce
que c'est une fête qui intéresse très peu de gens mais que nous sommes tous à financer. Parce que, en définitive, c'est un attentat perpétuel et non condamné. Et ça, et pas autre chose, c'est la
vérité sur ce que l'on définit comme étant Fête Nationale. Que cela vous plaise ou non.
http://www.liberaong.org/
Commentaires Récents